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Test : Cities XL – Si XL que ça ?


PC

logo_hdComment ça y’a pas assez de boulot dans ma ville ? Je viens de construire toute une zone de bureaux ?! Gné ! Mais y’a des parcs de partout, qu’est ce que tu me dis saleté d’élite ? ! Sont jamais contents ceux-là alors. Quoi ?! Je viens de faire une voie rapide et i’m’dit qu’y’a des soucis de trafic ? Bienvenue dans Cities XL !

Satisfaire les habitants d’une ville, c’est loin d’être de tout repos, et je sais de quoi je parle, ça fait déjà cinq jours non-stop et trois villes que je le fais. Au départ, tout commence bien, on choisit un emplacement libre en planète, ce n’est pas forcement ce qu’on veut, mais on ne fait pas trop les difficiles, les meilleurs emplacements étant déjà réservés par les premiers arrivés. Puis après ça se complique vraiment, on a du mal pour tout gérer en même temps, surtout quand ces saletés de manager et surtout d’élite se mettent conjointement à vous pourrir la vie. Retour sur mes cinq jours de galère, de joie, de pognons, de gestions et de capitalisme !
Jusque-là tout va bien

planetAu début tout roule, on commence par faire mumuse avec l’avatar de notre futur maire. Un peu de bide, une super belle paire de baskets, une paire de lunettes de soleil qui va bien, une superbe moustache. Bref, on a presque l’impression de se faire un Sims, le style décalé en plus. L’idée est intéressante même si ce n’est pas le but premier du jeu. Merci Monte Cristo, et les designers des emotes, grâce à qui je peux faire danser mon maire ventripotent dans tous les endroits les plus incongrus de mes villes. Et ça, ça n’a pas de prix.

Jusque-là tout va encore à peu près bien

neighborhoodPassons aux choses sérieuses. Après avoir sélectionné comme dit plus haut son emplacement selon divers critères (plage, montagne, plaine …) en mode planète (note de l’auteur : je ne m’intéresse pratiquement pas au mode solo dans ce test, le jeu perdant une grande partie de sa saveur si on n’échange pas avec nos collègues capitalistes), notre ville se développe autour d’une première route. Viennent ensuite la Mairie, nos premières habitations puis les premières entreprises. Et c’est là qu’intervient notre premier choix : on crade tout en foutant des industries lourdes, ou on le fait plus soft avec des bureaux ou des champs de maïs. Ah, diantre ! Si je fais des bureaux, il me faut aussi des habitants qualifiés ! Bon, je fais un quartier pour eux ici, là des bureaux, là des fermes et j’expatrie mes quelques industries lourdes en bordure de carte, tanpis pour les ouvriers qui devront faire des bornes pour y aller. On enchaine ensuite : entreprises lourdes, bureaux, routes (avec la très bonne idée de pouvoir gérer le sens de circulation), habitations, et re bureaux, re habitations etc…
blueprintconstruction1Tout roule nickel, on a un certain nombre d’habitants et un bon capital financier. On régule le chômage et l’urbanisation comme si on avait fait ça toute notre vie. Cependant, chose surprenante depuis la bêta, on peut commencer à construire des habitations sans se munir des besoins vitaux : pas besoin de construire une centrale électrique ou un château d’eau dès le départ, tout fonctionne normalement. C’est curieux, mais ça s’explique sûrement pour rendre le départ plus facile vu les prix qu’ils coutent. Par contre, même si ce n’est pas nécessaire et parait super cher au départ, je vous encourage à bâtir le plus tôt possible ce genre d’infrastructures, ça vous sera largement rentabilisé plus tard.

Et maintenant rien ne va plus.

bynightEt vient un moment au fur et à mesure que l’on progresse où c’est le bordel. Exemple : « Hein ? Mais ma route elle est bien et puis de toute façon je peux pas construire, j’ai pas assez de places. Bon allez, amenez moi ce tracto, je rase ce quartier et je fous des élites tout seuls dans leur coin avec une école, un lycée, un bowling, un cinéma et un parc. Raahhh. Mais qu’est ce qu’ils ont les managers ? Ils ont tous des piscines et ils ne sont pas contents ?!
-Monsieur le maire ? –quoi encore ? – notre déchèterie est pleine, il faut exporter nos déchets ailleurs ». Et c’est là que le mode planète prend toute son ampleur. Vous avez choisi de ne pas construire de déchèterie pour ne pas polluer votre belle ville ? Pas de souci, d’autres joueurs vous vendent les leur. Grâce à une interface semblable à un hôtel des ventes de n’importe quel bon MMO, vous pouvez proposer votre propre prix ou directement accepter des contrats sous la forme de Token en fonction des ressources nécessaires ou en surplus. N’étant pas un grand spécialiste d’économie, j’imagine que chaque joueur influence en vendant des choses, en respectant les marchés et compagnie. Bref, un vrai monde persistant. En plus, si vous aimez le tourisme, il est possible d’aller se balader dans la ville de vos collègues capitalistes planétaires en jonglant entre les différents niveaux de zoom, c’est souvent instructif et plaisant pour nos yeux.
Alors si XL que ça ?

skyline01Certes, le jeu est addictif ; graphiquement il passe à fond sur une machine correcte avec quelques ralentissements au moment des sauvegardes sur le serveur. Quelques soucis viennent malheureusement ternir le tableau. Où est la gestion des transports en commun ? Du coup comment faire avec une ville super écolo pour désengorger les routes ? C’est dommage. Quelques petits bugs et une gestion des ponts et tunnels assez désagréable sont aussi malheureusement de la partie. Plus de diversité dans certains bâtiments de loisirs (15 musées du sport dans une ville ça commence à bien faire) ou générateurs d’énergie (Pas de panneaux solaires ?) et une meilleure gestion de la caméra, parfois un peu gênante pour se placer correctement, ne seraient pas de trop. Bref, vous l’aurez compris, Cities XL n’est pas encore parfait, mais rien de tragique etMonte Cristo devrait vite corriger le tir avec les patchs qui devraient sortir dans les prochains jours. D’autant qu’avec les GEM ajouteront un piment bienvenu au gameplay dès leur sortie en vous proposant non de jouer un maire mais un directeur d’entreprise.

Finalement, en ces temps de disette de city builder, Cities XL s’impose comme un « must have » pour ceux qui aiment le genre. Le mode planète plutôt bien ficelé permettra à tous les aficionados de la gestion de passer vraiment du bon temps et d’échanger de façon cordiale ou inversement.

Manath

LA FLEMME DE LIRE LE TEST ?

Cities XL n’est pas exempt de défauts, cependant il s’impose comme un « must have » pour les fans du genre, notamment grâce à son mode online, sa prise en main rapide pour les néophytes et sa difficulté croissante.

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Un commentaire

  1. DuLKOM DuLKOM dit :

    On peut leur souhaiter qu’une réussite, vu les sommes investis !

    Pis ça redoreras un peu le jeu vidéo français.

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