Test : Infamous
Normalement, Infamous se traduit « Infâme » en français, mais ce terme n’a pas gardé le sens premier de sa contrepartie anglophone, c’est-à-dire le contraire de Famous, célèbre. On dira « tristement célèbre » au mieux. Je sens que vous vous en foutez un peu de mon cours de langue. Bon, ok, passons au test.
Je trouve Sony un tout petit peu partial sur le coup. Infamous vous place dans
la peau d’un pauvre type soudain doté d’étonnant pouvoir spéciaux liés à l’électricité. Au centre, pour ainsi dire, d’une explosion dévastatrice pour la ville d’Empire City, Cole (c’est son nom), va devoir faire la lumière sur ce qui lui est arrivé, tout en déjouant un tas de méchants et de super méchants. Ce faisant, le poids moral de ses actions le conduira sur le chemin de la gloire bleuté héroïque, ou au contraire dans l’allée sombre et rougeoyante du mal élémentaire vilain caca pas beau. D’où la possibilité d’être « Infamous ». Ce qui ne représente n’est qu’une option sur deux ! Moi j’ai choisi la voie du bien et du fanclub, je ressens le fait que ce jeu soit appelé Infamous. Je suis Famous moi ! Pourquoi un tel parti pris de Sony sur le titre hein ? Honteux!
Neutralité = useless
Voilà c’est dit. Passons maintenant au gameplay, qui nous propose un GTA-like dans une ville en quarantaine où tout le monde crève de maladie, de désespoir ou de balles dans le bide, les gangs musclés ayant pris le contrôle de la ville. Et derrière eux, les conspirations s’entassent comme un mille feuille de pâtissier maléfique (j’en connais un pas loin de chez moi, c’est un vil tentateur). Qu’est ce que la métasphère ? Qui a provoqué l’explosion ? Pourquoi Cole est-il la victime de tout cela, et je t’en pose des questions t’es de la police ? Empire City est composé de trois quartiers à débloquer au fur et à mesure des missions principales. Le principe est souvent le même : on rétabli l’électricité dans certaines portions du quartier, on fait avancer le scénario et on bute un boss avant d’agrandir le terrain de jeu.
On pourra aussi conquérir chaque quartier morceaux par morceau, grâce à des missions secondaires, ce qui aura pour but de réduire la présence d’ennemis. Enfin, quelques objectifs optionnels entrent en jeu : parcourir la ville pour récupérer les fragments de la métasphère. Cela permet d’augmenter ses batteries personnelles. Et récupérer les données cryptées de nombreux émetteurs satellite, pour comprendre un peu plus en profondeur le scénar. Il est vrai que sur ce plan, c’est parfois un peu décousu si on rate un truc ou deux.
Et tu zap, zap, zap
Vous voilà donc comme un chien dans un jeu de quille, à courir sur les fils électriques, à jongler avec les grenades énergétiques, à planer par induction, et de manière générale à électrocuter les petits culs de toute la racaille du coin. La liberté de mouvement est incomparable, puisque Cole s’accroche absolument à tout, tel un pot de lui-même (Foeto l’a déjà faite celle-là non ?). On grimpe donc aux immeubles les doigts dans le nez et on tombe de dizaines et dizaines de mètres sans heurt. C’est rapide, fun, on ne s’en lasse pas. Sauf des fois où l’on voudrait juste descendre d’un perchoir à la con et que le jeu ne veut pas vous laisser faire. Bon, des fois, les contrôles sont un peu relou, mais c’est quand même rare. Au fur et à mesure que Cole gagne de nouveaux pouvoir (que l’on améliore avec de l’expérience, au passage), les déplacements et les combats gagnent en diversité. La variété des actions possibles n’est pas non plus faramineuse, mais on ne s’ennuie pas.
Je suis gentil, mais faut pas pousser
Le problème d’Infamous se ressent surtout dans la durée. T
out ce gameplay, c’est bien joli, mais il est étalé très, très finement sur une tartine de GTA-Like. L’intérêt des missions secondaires varient déjà de bien à nul, mais en plus ce sont souvent les mêmes qui se répètent ! Les dévs ne se sont pas trop foulés sur ce coup-là ! Donc si on compte libérer toute la ville, rue par rue, on est bon pour tomber rapidement dans le fastidieux. J’irais presque râler aussi sur les passages de plate forme plutôt inutiles, puisque Cole défie encore plus les lois de la gravité que le prince de Perse. Mais Infamous est le seul jeu jusqu’à présent à m’avoir filé une vraie trouille due au vertige (à un moment précis), donc je dis bravo quand même. Au final, on a quand même un peu tendance à rusher les missions au bout d’un moment, histoire d’en finir parce que bon, eho, c’est pas qu’ils se fait tard, mais après, les embouteillages, tout ça… Un peu plus de contenu aurait sûrement évité ce sentiment de répétitivité qui plombe Infamous. Un mauvais équilibre entre l’action scénarisée et le GTA-Like ? On verra comment s’en tire Prototype…

LA FLEMME DE LIRE LE TEST ?
Fumble
Tags: inFamous, sony, Sucker Punch















Wikio
4 juin 2009 à 13:28
Si on compare bêtement les vidéos qu’on a vu jusqu’ici, Prototype devrait donner une bonne fessée des familles à Infamous…
D’ailleurs quand tu dis qu’il manque d’ambition et de finition, p’tet que c’est parce qu’ils ont un peu rushé la sortie pour pas se retrouver face à Prototype
4 juin 2009 à 23:35
Ptet bien. Cela dit les vidéos faisaient vraiment pas honneur à l’action d’infamous qui est quand meme beaucoup plus tendu et rapide dans le jeu final.
Mais bon prototype a l’air simplement plus complet.