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Test : Tomb Raider Underworld


PS3 XBox360

Lara Croft, c’est un peu comme Super Mario, ou Duke Nukem. C’est une légende du jeu vidéo, et ceux d’entre nous qui étaient là depuis le début sont aujourd’hui catalogués généralement comme vieux cons râleurs nostalgiques. C’est bien, c’est mon cas, comme un peu tout le monde chez Gamer Since.

Malgré un Tomb Raider Legend et un Anniversary tous les deux très réussis, quand je raconte que je passe mes soirées sur les dernières aventures de Lara Croft, je me prend quand même des réflexions déplacées. “Ouaiiis Tomb Raider c’est naze!” Ben nan c’est pas naze madame. OK, la miss se paie une réputation de merde à cause de quelques épisodes ratés et quelques films bien pourris, mais il faut admettre que Crystal Dynamics a largement relevé le niveau depuis, et leur troisième Tomb Raider ne failli pas à la règle.

La trilogie salvatrice

Ils sont forts chez Crystal Dynamics. Ils ont réussi à s’approprier la série avec brio, pour créer leur propre trilogie autour du personnage créé par Core Design. Ils ont même été jusqu’à refaire le premier épisode, avec Anniversary, histoire de le faire coller à leur vision du scénar’. Tomb Raider Underworld va donc conclure cette trigolie Crystal Dynamics, et poursuivre la quête de Lara Croft.

Même pas mortes

Cette grande gourde de Lara est persuadée que sa maman n’est pas aussi morte qu’on veut bien lui faire croire, et qu’elle est retenue dans la légendaire cité d’Avalon. Elle va avoir besoin des artefacts de Thor pour y pénétrer, et bien entendu la vilaine Amanda va se mettre en travers de son chemin. Et comme si ça suffisait pas, Jacqueline Natla est également beaucoup moins morte que prévu, et va elle aussi compliquer la tâche de Lara.

Malgré les efforts évidents de monter un scénario plein de suspens, de révélations dramatiques et de retournements de situation, on peut pas s’empêcher de se dire que tout ça n’a ni queue ni tête, et que ce n’est qu’un prétexte pour envoyer les petites fesses de Lara trainer aux quatre coins du monde. C’est pas grave, on n’en demande pas plus, tout ce qu’on veut c’est des jolies ruines à explorer, et là on est servis.

Non, c’est pas QUE pour le cul de Lara que je joue.

Ce qui fait la force de Tomb Raider, en tous cas des épisodes réussis, c’est le level design. C’est logique après tout, si on veut incarner une aventurière exploratrice, il faut de l’aventure et de l’exploration. Même si le jeu commence sur un enchainement couloir/grosse salle avec un gros puzzle/couloir, ça s’améliore très vite, jusqu’à arriver à des niveaux complètement ouverts. On a alors un vrai sens de la découverte et de l’exploration, et des puzzles à très grande échelle bien ardus, un vrai régal pour les amateurs de la série.

Lara, passion escalade

Au delà de l’exploration et des puzzle, notre petite Indiana Jones femelle a aussi de lourds antécédents d’escaladeuse récidiviste. Eléments classiques de Tomb Raider, les corniches fourbes et les plateformes à priori inaccessibles, sont bel et bien là, et le tout est tellement bien intégré aux décors enchanteurs qu’on se retrouve avec deux effets plutôt positifs : les environnements n’ont jamais été aussi crédibles et font beaucoup moins “jeu vidéo” qu’avant, et la difficulté est rehaussée puisque le chemin à emprunter se fait beaucoup plus discret.

La technologie au service des pervers

Même si Underworld est en principe le 3e épisode “next-gen” de la série, c’est dans celui là qu’on ressent vraiment le bond technique en avant flagrant. Le jeu est tout simplement magnifique, les décors sont à couper le souffle, et transcrivent avec perfection le côté exploration exotique du jeu. Le niveau de détail est exceptionnel, comme la pluie et les effets qui l’accompagnent. C’en est même parfois perturbant: les jolies jambes de Lara iront jusqu’à se recouvrir d’une couche de gadoue une fois qu’elle aura trop rampé dans les diverses ruines qu’elle ira explorer, réalisant ainsi sans doute un obscur fantasme d’un des designers que je ne partage pas forcement. Ou alors je ne veux pas me l’avouer. Bref!

Zoom sur les cailloux

Malheureusement, alors qu’on a arrêté de compter les épisodes des aventures de Lara, des défauts qui remontent jusqu’aux origines de la série sont toujours bel et bien présents. La caméra est encore et toujours désespérément contrariante, et prend un malin plaisir à proposer des angles improbables dans les phases de plateformes les plus délicates. On ajoute à ça des bugs de collisions tellement fréquents que le jeu va même jusqu’à baisser les bras par moment et replacer Lara dans une position valide proche à quelques mètres de là lorsqu’on insiste trop, bonjour l’immersion.

Tir au pigeon

Les gunfights étrangement chers à la série répondent aussi à l’appel, et là encore, on s’en serait bien passé. À l’heure ou des jeux comme Gears of War définissent le gunfight à la troisième personne, on reste ici au basique je vise/je tire/je fais une pirouette sans aucune profondeur. Le jeu vise pour vous, il ne vous reste plus qu’à bourriner sur le bouton et sauter dans tous les sens pour espérer éviter quelques balles. J’exagère volontairement, mais si vous avez eu un épisode de Tomb Raider en main dans votre vie, vous savez de quoi je parle. Et les timides mécanismes tels que la barre d’adrénaline ne vont pas relever le niveau, en tous cas pas bien haut.

Game Over, insert coin

Et le pire, c’est que je n’ai pas fini ma liste des défauts, et c’est bien dommage. À côté de la caméra approximative, des collisions chelous et des armes à feu anecdotiques, j’ai eu la malchance de rencontrer un bug complètement bloquant, et ça, ça fait vraiment pas sérieux. J’avais enfin trouvé le foutu levier à introduire dans un mécanisme pour pouvoir l’actionner. Je le ramène avec moi, quand un vilain tigre grognon me saute dessus. Je lâche donc mon copain le levier pour flinguer le méchant matou. 4 grenades et 18 chargeurs plus tard (oui, je suis pas très bon), l’animal est mort et mon levier… Ben il est plus là. Le coquin a eu la bonne idée de tomber à travers le décor, et je ne peux donc plus le récupérer. Je reprend ma sauvegarde, et… ben non, le jeu a sauvegardé tout seul comme un grand mon levier perdu. Il ne reste plus qu’à bidouiller pour reprendre tout le niveau depuis le début. La grande classe, on se croirait de retour dans les années 90.

 

LA FLEMME DE LIRE LE TEST ?

Le scénario idiot, la caméra qui débloque, les collisions blagueuses et les combats tristement comiques, c’est pas vraiment un problème. Les fans de Tomb Raider savent pour quoi ils signent, ils supportent ça depuis le premier épisode, et c’est pas maintenant que ça va commencer à les rebuter. Une fois qu’on met tout ça de côté, il reste un gameplay d’exploration et de puzzles qui a fait ses preuves et qui va toujours plus loin, placé dans des décors enchanteurs servis par une technique graphique quasiment irréprochable. Le résultat, c’est une fantastique nouvelle aventure de Lara Croft. J’ai pas suffisament de recul pour dire que c’est la meilleure, mais en tous cas, elle n’en est pas loin.

Quant à la note, le jeu aurais pris un point de plus, peut-être deux, sans le bug bloquant dont j’ai parlé. C’est tout simplement impardonnable dans un jeu de cette ampleur.

 

 

LA FLEMME DE LIRE LA CONCLUSION ?

Spa mal. Y a des bugs, mais tant pis.

 

PinGun

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2 commentaires

  1. Furby Furby dit :

    Il faudrait bien que je termine Anniversary et Legend.

  2. Le Glode Le Glode dit :

    Râââh, trop bien Anniversary. Le boss du Collisée était énorme, la pièce où il était aussi.

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