Test : Prince of Persia
Grand nettoyage d’hiver chez Ubi Montréal, qui remise le prince chrononaute au profit d’un bad boy de service, sort un sublime cel-shading des cartons, et en profite pour ranger le challenge au grenier.
Fini de s’amuser avec le temps. Le nouveau prince de Perse ne possède pas les pouvoirs de l’ancien. Et pour cause, ce n’est plus le même. Adieu, héros trop sérieux, schizo et torturé par un cercle vicieux temporel, et bonjour à l’aventurier pilleur de tombe, vantard et je-m’en-foutiste. Le nouveau prince n’en est pas un, c’est un leurre. Outre son agilité simiesque, la seule chose qui le relie à son prédécesseur, c’est le nom de son âne : Farah. Car oui, le binôme du Prince aussi à changé, mais de façon moins spectaculaire. Avec Elika, on reste dans la princesse de base, maniérée et un rien énervante. Mais bon, comme elle est plutôt bien foutue, le prince va se dévouer pour l’aider à purifier son royaume des ravages d’Arhiman, un dieu ténébreux. Tiens, manichéisme et tension sexuelle, comme c’est original…
A nouveau prince, nouvelle Perse
Comme vous n’avez probablement pas manqué de le remarquer, Prince of Persia est désormais vêtu d’un cel-shading du plus bel effet. Paré de magnifiques effets de lumière, de fumée, de particules, et surtout extrêmement coloré, le titre d’ubi contraste agréablement avec le flot de productions ternes et grisâtres dont on nous abreuve depuis quelques mois. Le monde de Prince of Persia est ouvert, mais on ne déplore absolument aucun temps de chargement lors des changements de zones. Bel effort, d’autant que la profondeur de champ est plus qu’honorable et que certains environnements inspirent le respect par leur immensité. Si PoP est artistiquement somptueux, impression renforcée par une bande-son de grande qualité, il souffre néanmoins de quelques baisses de framerate et bugs d’affichage, mais qui se manifestent de façon très anecdotique. Graphiquement, et globalement, PoP est donc une franche réussite.
Ombre et lumière
Si Prince of Persia prend place dans un monde ouvert, les mécaniques du gameplay n’ont pas beaucoup évolué. Vous êtes toujours aux commandes d’un acrobate, et il s’agira toujours de courir sur les murs, de sauter de poutre en poutre, de corniche en corniche, et même parfois de poutre en corniche. Et pendant ce temps là, Elika vous suit partout. Il s’agira de l’escorter dans la vingtaine de zones perverties par la corruption d’Arhiman, chacune gardée par l’un des quatre boss récurrents qu’il faudra vaincre avant de purifier une section à l’aide des pouvoirs d’Elika. Ce processus donne d’ailleurs lieu à de jolies séquences, lors desquelles végétation et lumière prennent le dessus sur les ténèbres et la corruption.
Une fois purifiée, chaque zone pourra, et devra, être explorée une seconde fois afin d’y récolter des sphères de lumière. Celles-ci débloqueront de nouveaux pouvoirs pour Elika, qui serviront à atteindre de nouvelles zones. Le problème, c’est que cette collecte, qui occupe un bon tiers du jeu, devient bien vite très répétitive, puisqu’elle est la seule chose à faire entre deux purifications.
Pas peur de la mort
En dehors des boss, vous ne rencontrerez que peu d’ennemis dans PoP, et toujours un par un. Spectaculaires dans leur mise en scène, les combats restent un peu mous, répétitifs et n’offrent que peu de challenge. Les affrontements contre sbires et boss sont tous très similaires, et on ne met jamais plus de deux minutes à en venir à bout. D’autant qu’il est impossible de mourir dans PoP, dans les combats comme dans les phases de plateforme, puisque Elika vous viendra systématiquement en aide au bon moment, utilisant sa magie pour repousser l’ennemi au dernier moment ou pour vous rattraper au vol en cas de saut manqué.
Simplement trop simple
Les conséquences de ces sauvetages ne sont jamais lourdes, puisqu’Elika fonctionne comme un checkpoint ambulant. Au pire, votre ennemi regagnera un peu de vie ou vous devrez recommencer une courte phase de plateforme. Le challenge en prend donc un sérieux coup, et Prince of Persia en devient un jeu extrêmement facile. On est bien loin de la sévérité du PoP de 1989, et ce choix témoigne bien du fait qu’Ubisoft s’adresse désormais au casual gamer plus qu’au hardcore. Malgré tout, Prince of Persia n’en reste pas moins une expérience très agréable à l’ambiance envoutante, une bonne base pour les deux prochains opus de la nouvelle trilogie.
LA FLEMME DE LIRE LE TEST ?
Le Glode
Tags: Pop, prince of persia














Wikio
30 décembre 2008 à 10:22
Mwé, plutôt déçu. J’ai pas joué à la dernière trilogie mais plus jeune j’étais accro et fan de POP1 et POP2 sur PC. Ce bon vieux POP en 2 où se mélaient réflexion, plateforme et phase de combat. Qui n’a jamais galéré dans POP2 face au squelette sur le pont de bois? lol
Ayant eu en cadeau une XBOX360 et le jeu POP pour Noël j’étais content de regouter au joie de ce jeu et surtout de le découvrir en 3D. Après quelques heures ont fini par s’en lasser, une fois le mécanisme du jeu comprit.
Les enchainement sont toujours les mêmes et plus on s’habitue au jeu plus on atteint rapidement le boss. Parfois moins de 5 min pour purifier une zone. Et ensuite on ressaute de mur en mur et on se balance de poutre en poutre pour ramasser les 45 sphères et on enchaine avec la zone suivante. A l’entrée de chaque zone on se bat contre un mob qu’on finit par tuer en 2 seconde une fois qu’on a capté qu’il suffit de le pousser contre un mur ou dans le vide.
Les boss sont répétitif, en même temps on les affrontent 5 fois par zone et il y a peu de changement dans la façon de les tuer.
Bref, on finit par se surprendre à y jouer plus pour apprécier les décors que pour le challenge en lui même. On discute avec les gens présent dans la pièce autour de nous tout en continuant sans s’en rendre compte à sauter. Et si on meurt pas grave vu que c’est impossible la nana nous repose sur la dernière plateforme stable rencontré.
Bref il est beau et vaste mais ennuyeux et répétitif. A des années lumières des tout premiers épisodes en 2D.
1 janvier 2009 à 19:38
Je ne sais pas trop quoi en penser, autant j’aime bien l’univers toussa toussa, le fait qu’il n’y est aucun challenge est donc surtout de l’exploration (mais quelle exploration!) ne me dérange pas, ce qui me dérange surtout c’est que j’ai acheté le jeux avant hier et il est mort hier, sa, sa me gène ^^