Forums GamerSince

Test : Mirror’s Edge


PS3 XBox360

Ca fait six mois que je vous bassine avec Mirror’s Edge : « Bla-bla-bla-super-immersif-et-j’adore-les-graphismes. Gna-gna-gna-ça-à-l’air-linéaire-mais-on-s’en-fout-Faith-elle-est-trop-pénissable ! ». Alors au final, tout ça pour quoi ?

Attention, ce test contient des jeux de mots vraiment pourris. Pour toute réclamation, contacter Alaiing, notre webmaster.

Comme vous n’avez sûrement pas échappé au matraquage d’annonces et de trailers d’EA, vous connaissez probablement déjà le pitch de Mirror’s Edge, alors on va la faire courte. Faith est une jeune et jolie Eurasienne vivant dans une société où le peuple à décidé de renoncer à nombre de ses droits en échange d’un niveau de vie élevé et d’un taux de criminalité nul. Quelques dissidents modérés trouvent cependant la ville un peu trop immaculée et agissent dans l’ombre pour un retour à une démocratie plus… démocratique. Faith fait partie du réseau de communication de ces dissidents et court de toits en toits pour délivrer des messages. C’est donc une – suspens insoutenable – messagère. Les flics ont pour habitude de laisser vaquer ces pigeons voyageurs modernes, jusqu’au jour où Faith se voit obligée de slalomer entre les balles de 45, comme ça, sans raison apparente. Vous l’aurez compris, c’est à ce moment-là que commence Mirror’s Edge.

Une claque sur la Faith

Le titre de DICE se déroule donc sur un fond de complot très moyennement passionnant. Mais là n’est pas l’intérêt principal du jeu, même si un bon scénar, parfois, ça aide. Mirror’s Edge se veut le premier grand jeu de plateforme à la première personne, et si l’on exclut quelques mods obscurs de Quake 3 ainsi qu’un certain Portal, beaucoup moins ambitieux, il l’est, aucun doute là-dessus. La première chose qui frappe dans Mirror’s Edge, outre sa patte graphique si particulière, mais on y reviendra, c’est le travail monumental de DICE sur le body awareness. Par les oscillations de sa tête, le rythme de sa respiration, le fait que l’on puisse voir ses membres, Faith devient ultra crédible au sein de son environnement, et le sentiment d’immersion qui en résulte est assez impressionnant. Rarement le fait de me tenir au bord d’un précipice m’aura autant donné le vertige dans un jeu vidéo.

Faith Bouc

Je le disais plus haut, si Mirror’s Edge à la forme d’un FPS, ne vous y trompez pas, il a bel et bien le goût d’un jeu de plate-forme. Le titre vous demandera au grès des maps de vous rendre d’un point A à un point B, presque toujours le plus rapidement possible et en composant avec le monde et les obstacles qui vous entourent. Pour ce faire, Faith dispose grosso-merdo de la même panoplie de mouvements qu’un prince de perse version sables des temps. Elle peut courir sur les murs, horizontalement ou verticalement, grimper à tout ce qui est humainement grimpable, s’accrocher à des câbles pour traverser le vide séparant deux immeubles, et j’en passe, les possibilités étant vraiment nombreuses.

Mais au final, toujours comme dans un Prince of Persia, vous aurez rarement le choix de l’itinéraire pour rallier votre objectif. Les niveaux sont vraiment linéaires, et s’il est parfois possible de choisir de courir le long d’un mur plutôt que de sauter d’une rampe, ce sera toujours pour atterrir au même endroit. Non, le monde de Mirror’s Edge n’est pas un monde ouvert, et ça, c’est jamais très bon pour la rejouabilité. En revanche, les environnements sont variés et l’on ne passera pas l’intégralité du jeu sur les toits blancs de la ville, loin s’en faut.

Faith que je dit, pas ce que je fais

Sous prétexte de sixièmes sens développés par les messagers, Faith aura à sa disposition trois outils tout aussi pratiques que facultatifs pour l’aider dans sa tâche. Le Sens Urbain, tout d’abord, colore en rouge vif les éléments du décor qui vous permettront d’évoluer, tel que les rampes, gouttières, échelles, etc. Sachez néanmoins qu’il est possible de le désactiver à tout moment dans les options. Il s’accompagne de la possibilité d’orienter le regard de Faith vers votre objectif d’une simple pression sur une touche. Très pratique pour visualiser rapidement l’itinéraire à suivre. Pour finir, il sera parfois possible de ralentir le temps quelques secondes, afin de négocier posément un passage délicat - tiens, encore une influence de PoP - voir de savater un flic ou deux, n’oublions pas que Faith est traquée.

La police aux Faith

S’il est parfois plus simple et plus rapide de rester en mouvement et d’ignorer totalement les gardiens de la paix, certains affrontements seront inévitables et il s’agira encore une fois d’expédier la chose le plus rapidement possible. On peut frapper comme un sourd sur un flic jusqu’à ce qu’il perde connaissance, mais il est beaucoup plus efficace de tenter de le désarmer en pressant une touche au bon moment, c’est-à-dire quand son arme devient rouge. D’une part, cela le mettra directement hors combat, et d’autre part, vous récupèrerez immédiatement une arme dont vous pourrez vous servir sur un autre képi. Sachez cependant que la plupart des acrobaties vous seront impossibles avec une arme à la main. Mais la manière la plus rapide et jouissive de mettre un opposant HS reste de le faire dans la foulée de sa course, à l’atterrissage d’un bon gros saut ou en prenant appui sur un mur par exemple.

Faith No More

Si Mirror’s Edge est dans sa majeure partie super agréable à jouer, il faudra néanmoins compter sur certaines sections particulièrement chiatiques, où la dimension course sera laissée de côté pour de la plate-forme bien lourde, et où il faudra calculer son coup au pixel près pour ne pas se retaper un enchaînement de sauts pour la énième fois. Mais bon, ces sections sont rares et le genre plate-forme à la première personne est trop original et balbutiant pour que l’on puisse tenir rigueur à DICE de quelques baisses de rythme.

Ce qu’on pourra leur reprocher, en revanche, c’est de nous avoir pondu un jeu qui se boucle en 6 ou 7 heures tout au plus, et dont le potentiel de rejouabilité est sévèrement handicapé par la grosse linéarité du titre. On est d’accord, la qualité doit primer sur la quantité, mais quand cette qualité coût 70 €, ben on aimerait tout connement en avoir un peu plus. Alors, bien sûr, on pourra toujours compter sur les modes time attack ou parcours pour rehausser un peu la durée de vie, mais au final, tout ce qu’ils proposent c’est de refaire les niveaux que l’on connait déjà. Et ce ne sont pas les ghosts téléchargeables d’autres joueurs qui suffiront à vous faire bloquer sur Mirror’s Edge plus d’une douzaine d’heures si vous n’avez pas l’âme d’un speed runner.

 

LA FLEMME DE LIRE LE TEST ?

Frais, innovant, immersif comme aucun autre jeu et particulièrement grisant, Mirror’s Edge ne manque pas de charme. Malheureusement, la poignée d’heures de fun que vous en tirerez en faisant abstraction de son scénario bidon,de sa linéarité et de ses quelques passages gonflants a un prix : 70€. 10€ de l’heure. N’y voyez surtout aucun rapport avec la note que je lui colle. Quoique…
 

Je n’ai pas eu le temps de tout aborder pour cause de Left 4 Dead raisons familiales. Si vous avez des questions, le forum est là pour ça.

Le Glode

Tags:

Wikio  Scoop it !

3 commentaires

  1. antourter antourter dit :

    Pourquoi n’avez vous pas fait une tite vidéeo maison de ce jeu? ainsi que de petits screens?

  2. aurelienjjj aurelienjjj dit :

    La, je m’en vais mailer Alaing sur le champs, c’est vraiment honteux.

    Sinon, on ne perd pas un peu en précision avec la vue 3D? Le fait de pas voir ou on pose le pieds, on perd pas en précision?

    (De toute façon, ça ne me dit pas trop… si ça avait été a la 3eme personne, j’aurais crié au génie -même si ça ressemble simplement a un croisement Tomb Raider,Sonic Adventure et Quake pour la vue-, la, je crois que je dégueulerais simplement mon quatre heure en y jouant… J’ai l’estomac fragile. )

    A, et moi e la trouve pas si penissable, Faith. Pourtant je suis pas difficile.

  3. Le Glode Le Glode dit :

    antourter> on y pense, et ça devrait plus tarder à se faire…

    Aurelienjjj> le gameplay est franchement précis, on prend ses marques au boût d’une petite heure de jeu. Et le fait est que non seulement on peut voir où on pose les pieds, mais en plus on peut les voir, ses pieds. (et j’ai tendance à trouver poutrables toutes les asiatiques pas trop hideuses. Je dois être encore moins difficile…)

» Réagissez sur nos forums !

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.