Test : Gears of War 2
Gears of War, du bon gros jeu d’homme bourré de testostérone. Des gros flingues avec des tronçonneuses au bout, des personnages plus larges que des taureaux, des bons gros streums à dégommer par centaines. Ça fait des taches, mais ça fait plaisir.
Après un Gears of War carrément réussi, et avec un Cliff Bleszinski aussi grande gueule qu’un Molyneux toujours au commandes de la suite, on peut dire qu’on attendait ce Gears 2 avec beaucoup d’impatience. Et généralement, c’est pas bon. Ça donne des espérances trop hautes, des promesses qui ne sont pas tenues, et pas mal de déceptions au final. Mais là, c’est pas le cas, et la baffe qu’on se prend est toujours aussi énorme.
Les Gears s’en vont en guerre
Ça fait six mois que vous avez réussi à faire pêter la bombe lumière au cœur des réseaux de galeries des vilains locustes (ouais ben fallait pas lire un test de Gears of War 2 si vous vouliez pas que je vous nique la fin du 1). Ça devait être la solution miracle qui mettrait un terme au conflit. Et ben non, pas de bol, non seulement ça a pas marché, mais en plus il semblerait que ça ait un peu énervé les méchants. Pratique, ça donne la possibilité de faire une suite, pour notre plus grand plaisir. Cette fois, six mois plus tard donc, c’est encore plus le bordel. Les locustes sont déchainés, en surnombre, et la défenses humaines se cassent la gueule petit à petit. La grande cité symbolique de Jacinto est une des rares à tenir encore debout, mais pas pour longtemps. Retour au front pour nos potes Marcus et Dom, et ça va dégouliner, c’est promi.
Subtil carnage
On peut croire que tout ça n’est qu’un prétexte pour exploser des locustes à longueur de journée, mais même pas. Enfin si, ça pète dans tous les sens, mais l’histoire est bien là, et elle tient vraiment une grande place dans Gears of War 2. Elle permet de donner une forte intensité à pas mal de scènes, et donne de la profondeur aux personnages. Ça renforce le côté épique du jeu d’Epic (haha!) et donne encore plus de puissance au titre. L’implication, qu’elle soit au niveau des personnages ou à l’échelle de l’humanité que vous vous efforcez de sauver, est bien présente, et prend de l’ampleur malgré le carnage omniprésent.
Parce que finalement, c’est ça qui résume le mieux l’expérience Gears of War 2 : le carnage. Même dans les plus gros shoots, on a rarement autant de sensation de violence et de fureur dans les combats. C’est brutal, sans concessions, et dans ce contexte, la surenchère n’est jamais superflue. Plus ça y va fort, plus c’est jouissif, et ça Epic l’a bien compris. Les locustes sont toujours plus malins, toujours plus nombreux, et toujours plus gros, et on vous donnera les moyen d’en venir à bout. Et rarement proprement.
Gears 1.5
Tout ça, si vous avez joué à Gears of War premier du nom, vous le savez déjà. Même si Gears 2 va en règle générale encore plus loin que son prédécesseur, on est tout de même en territoire connu. Graphiquement, le jeu n’a que peu évolué, mais c’était déjà tellement éblouissant qu’on pardonne volontiers. Au niveau du gameplay c’est la même chose : une légère évolution du premier. L’arsenal s’étoffe de quelques pièces, même si celles-ci n’apporteront pas grand chose. Le lance flammes par exemple est particulièrement réussi et jouissif, par contre il ne sera pratique que dans de rares situations. Il en va de même pour le mortier ou le minigun, et on se rend vite compte que les nouvelles armes sont là pour ajouter un peu de piment sur des passages très particuliers, et une fois l’obstacle passé, on reviendra très vite aux armes traditionnelles pour le gros du boulot.
Le bestiaire quant à lui a également eu droit à un petit boost, plus conséquent déjà. On retrouve quelques têtes familières bien sûr, ainsi que quelques nouveaux particulièrement fourbes et dangereux. Chacun y va de sa petite particularité. Ca va de la possibilité de ramener les petits copains à la vie au petit kamikaze insupportable qui vous foncera dessus telle une grenade vivante. Tout ça, vous en viendrez à bout en mettant à profit les armes qu’on ne manquera pas de vous fournir régulièrement, mais n’espérez pas y arriver tout seul.
Boucherie en amoureux
Vous serez rarement seul dans la campagne de Gears. Vos alliés seront là, et seront même plutôt efficaces dans les combats les plus tendus. Ils vous couvriront, ils viendront vous soigner si vous prenez trop de dégâts, pour peu que vous puissiez ramper jusqu’à une couverture sûre, et ils vous indiqueront même où sont planqués ces fourbes de locustes. Comme pour Gears of War, le fait d’être toujours en petite escouade ajoute pas mal de piment aux combats. Au milieu de toute cette sauvagerie, vous serez obligé de faire preuve d’un peu de tactique pour pas terminer en passoire. Tenez compte de la position et vos adversaires, et de la couverture qu’offre vos alliés, pour pouvoir vous mettre à l’abri dans une position stratégique.
Bon baisers du Nexus
La campagne se divise en 5 gros actes que vous pourrez terminer sans trop de mal en une douzaine d’heures, bien plus si vous visez les niveaux de difficultés plus élevés. On note quand même quelques ventres mous dans la campagne, quelques chapitres moins palpitants. L’équipe de Gears of War 2 a fait un effort pour varier les plaisirs, offrant des séquences de jeu parfois plus originales, mais pas toujours très réussies. La campagne vous fera voir du pays, et c’est un vrai bonheur pour les yeux. La plupart du temps en tous cas: les extérieurs sont tellement époustouflants et détaillés qu’on regrette parfois de passer autant de temps sous terre.
Vous l’aurez compris, il ne faut pas s’attendre à de la grosse nouveauté dans Gears of War 2, mais on en n’attendait pas plus. C’est techniquement impeccable, le gameplay est sans faille, et on tient l’exutoire idéal que les amateurs du premier Gears attendaient.
PinGun
LA FLEMME DE LIRE LE TEST ?
Tags: boucherie, Gears of War 2


















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13 novembre 2008 à 10:11
NEEEEEEEEED \o/
Je veux re-entendre les dialogues pourris avec les grosses voix de nos amis dépassant allègrement le quintal musclé !
13 novembre 2008 à 11:19
Trop de bons jeux sur 360 en cette fin d’année… Putain mon budget prend un coup >.<
13 novembre 2008 à 11:38
T’as toujours 2 solutions: revend ta 360 et achète une wii, t’auras moins a acheter
Ou alors, prie pour que les leds rouges s’allument, ca te fera des économies.