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Test : Alerte Rouge 3


PC

Cinématiques live bien kitsch, voyages dans le temps, ours de guerre parachutés depuis un canon et diverses demoiselles plus ou moins gradées mais toujours avec des gros seins, soit on s’arme d’une bonne grosse dose de second degré pour s’attaquer à Alerte Rouge 3, soit on laisse tomber directement.

La séparation entre les “Command & Conquer” et les “Alerte Rouge” n’est pas forcement claire. Les deux jeux ont toujours été très proches, mais avec un univers finalement radicalement différent. Pas de Tiberium ou de conflit futuriste, ici pour Alerte Rouge, on est dans un présent/futur proche grandement modifié par de nombreux voyages dans le temps plus ou moins foireux. Côté gameplay par contre, on reste en terrain connu, et même si le précédent Alerte Rouge et loin derrière nous, on a un Command & Conquer pas trop loin et ça se sent.

Albert doit mourir

Les Soviétiques sont sur le point de perdre la guerre! Les Alliés, armés jusqu’aux dents sont bien plus puissants. Que faire pour contrer cette technologie avancée? Ben voyons, il suffit de voyager dans le temps et aller tuer ce bon vieux Einstein, à l’origine de la plupart des avancées du camp Allié! C’est pourtant évident non? De retour dans notre bonne époque, nos amis soviétiques se retrouvent dans un combat bien plus équilibré. Ça c’est la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est qu’ils n’ont pas vu l’Effet Papillon ni Retour vers le Futur, et ils ne se doutaient pas des conséquences imprévues de leurs petites magouilles temporelles: on ne sait trop comment, l’Empire du Soleil Levant en a profité pour gagner en puissance, et se jeter dans le conflit, ce qui complique largement le problème.

Trois campagnes, même pas dans des jeux séparés hé!

Si vous avez suivi, vous aurez bien compris comment tout ça va s’articuler en solo : trois campagnes, une pour chaque camp. Vous pouvez les jouer dans l’ordre que vous voulez, mais il est vivement conseillé de commencer par les Soviétiques et finir par les Japonais, histoire d’avoir la difficulté dans l’ordre, et de comprendre quelque chose à ce gros bordel.

Chaque campagne est relativement courte (neuf missions, parfois à rallonge), et les objectifs ne vous surprendront pas si vous n’en êtes pas à votre premier jeu de stratégie. Raser les méchants, tenir un siège, exploser des bâtiments stratégiques, escorter un convoi, parfois avec une armée et des bâtiments de production, parfois en effectif réduit pouvant se résumer à une seule unité d’élite (aux gros seins hein, Alerte Rouge oblige). Une fois arrivé au bout de vos objectifs, alors que vous pensiez enfin pouvoir aller dormir un peu, il arrive souvent qu’un incroyable retournement de situation (tin tin tin!) prolonge la mission, étende la zone de combat et vienne ajouter de nouveaux objectifs. Si vous étiez presque mort, vous êtes dans la merde.

Le STR pour les nuls

Pas la peine d’être un poulpe sur son clavier ou un grand stratège pour venir à bout de la campagne, les missions sont rarement bien méchantes, à quelques exceptions prêt. Et si vraiment vous bloquez, le niveau de difficulté est ajustable pour chaque mission individuellement. Et si vous êtes vraiment encore trop nul, chaque mission est jouable en coopératif, vous pouvez donc inviter votre pote qui sait jouer, lui.

Previously, on Red Alert

Tradition de la série, le scénario est porté par des cinématiques live, avec des vrais morceaux d’acteurs dedans, que ce soit entre ou pendant les missions. Vos supérieurs ainsi que vos unités d’élite sont incarnés par des emblèmes de la pop culture, venus tout droits de séries TV comme Heroes, Lost, Prison Break, du cinéma, de Playboy, ou encore du monde des arts martiaux féminins (!). Des noms comme Tim Curry, Jonathan Pryce, J.K. Simmons, George Takei, Peter Stormare ou Jenny McCarthy feront saliver les plus grands amateurs de séries B parmi vous. Et les autres, si vous passez ces noms sous Google, vous tomberez sur des acteurs que vous avez déjà vus des milliers de fois un peu partout dans des seconds rôles, et c’est franchement agréable et rigolo de voir ces têtes connues dans ces cinématiques surjouées au scénario improbable. La définition même du kitsch, mais c’est (j’espère!) voulu.

C’est avec le sang des communistes qu’on fait les meilleures soupes

Alerte Rouge 3 n’a absolument pas la prétention de réinventer le STR. Les objectifs sont convenus pour la campagne, et le gameplay, même si il reprend une formule rodée et efficace, n’apporte absolument rien au genre. On ne lui en veut pas trop, puisque l’action est au rendez-vous, l’interface est facile à prendre en main, et le tout a une pêche incroyable qui rend les plus grandes bataille jouissives. On aura tout de même l’impression parfois de rejouer à Tiberium Wars avec un mod kitcsh greffé par dessus.

L’attaque des dauphins ninjas kamikazes

Oui, j’insiste encore sur le côté kitsch, mais quand on jette un oeil à l’arsenal, on ne peut s’empêcher de remarquer les samouraïs robotiques, les ours de guerre, les dauphins torpilleurs, les ninjas et les espions sur jetski. Et encore une fois, si Alerte Rouge n’invente rien, il reprend avec brio les bonnes idées des récents STR, comme les unités/transformers qui s’adaptent à diverses situations, les montées en grade, les bâtiments amphibies, ainsi que les capacités spéciales. Ces dernières, uniques à votre camp, se rechargent lentement avec le temps et vont de la frappe aérienne massive au vol de ressources, en passant par l’espionnage satellite et le parachutage d’unités kamikazes.

Intelligence très artificielle

N’importe quelle mission de la campagne se joue en coopératif donc, mais si vous n’avez pas d’ami, votre co-commandant sera joué par une I.A. étonnament efficace, mais pas très aggressive. Elle ne se contente pas de faire figuration et de sortir deux ou trois tanks pour faire genre, elle ira même jusqu’à s’adapter à votre stratégie, palliant à vos lacunes de façon tout à fait naturelle. N’attendez pas à ce qu’elle fasse le travail à votre place, elle est bien trop timide pour ça la coquine, mais elle se révèle beaucoup moins inutile qu’on pourrait le craindre. Vous pourrez même lui donner quelques ordres ou consignes simples, qu’elle suivra sans rechignier.

L’I.A. adverse suit le même modèle, efficace, mais on ne peut pas vraiment compter sur elle pour effectuer tout le boulot. À moins d’aller taper dans les niveaux de difficultés les plus élevés, l’adversaire ne sera guère qu’une gène lorsque vous chercherer à accomplir vos objectif qu’un réel adversaire aussi aggressif qu’on pourrait l’espérer.

Le jeu est suffisament équilibré pour s’amuser entre amis, mais si vous cherchez la compétition, le jeu en ligne est malheureusement trop symbolique pour la trouver. Déconnexion des mauvais perdants, équilibrage douteux, ladder remis à zéro à chaque patch un peu majeur, il est encore trop tôt pour dire si la communauté, pourtant bien présente, sera assez patiente pour rester jusqu’à ce que tout ça se stabilise.

 

LA FLEMME DE LIRE LE TEST ?

Enfin un nouveau Alerte Rouge, qui suit de prêt son grand frère Command & Conquer : Tiberium Wars. Ca se sent, les jeux sont très proches, mais quand la qualité est au rendez-vous, c’est pas trop grave. C’est facile à prendre en main, c’est beau, c’est pêchu, c’est second degré jusque dans ses moindres recoins, et c’est très défoulant, mais c’est aussi court, facile et très classique dans le gameplay. Mais y a Jenny McCarthy en commando d’élite, alors on pardonne tout.
 

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Un commentaire

  1. utr_dragon utr_dragon dit :

    Si c’est la bonasse qui incarne l’IA, on en veut pas des amis pour play en Coop.

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