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Preview : Sacred 2 Fallen Angel


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A la sortie de Sacred, en 2004, j’étais encore vachement occupé à farmer de l’élite avec mon druide métamorphe dans Lord of Destruction. Du coup, en recevant la version preview de Sacred 2, il a bien fallu que je m’informe un peu sur les origines de la franchise avant de me plonger en Ancaria. Je suis apparement passé à côté d’un hack’n slash qui, malgré quelques défauts d’ordre technique, a su rassembler une grosse communauté grâce à son gameplay prenant. Chroniques d’un schéma bien parti pour se répéter…

Passons sur le scénar du titre d’Ascaron, préquelle au pitch convenu et manichéen au possible sur fond de contrôle d’une énergie magique sensée régir le monde, la T-énergie. Avant de spawner en Ancaria, il va falloir passer par le sacro-saint choix de la classe parmi les six proposées : les guerriers magiciens Seraphin, Dryade et Inquisiteur, le mage Haut Elfe, le bourrin Guerrier Noir et l’amazonesque Gardien du Temple, combattant à distance et au corps à corps et ne connaissant que dalle à la magie. Comme un con, je n’ai pas pu m’empêcher de choisir ce dernier à cause de sa bonne bouille de chacal mécanique, alors désolé, mais ne comptez pas sur moi pour vous parler des sorts et magies de Sacred 2.

Après avoir choisi votre classe, vous sélectionnez l’une des deux campagnes, Lumière ou Ténebre (l’Haut Elfe est condamné à être bon et l’Inquisiteur à être mauvais) et l’une des 6 divinités (en fonction de votre alignement) qui vous apportera un soutien passif et conditionnera l’un de vos arbres de compétences. Ne reste plus qu’à choisir un niveau de difficulté, et on est partis !

Sacred nom d’une pipe !

Premier constat d’ordre esthétique : bien qu’étant plus beau que son prédécesseur, Sacred 2 n’est techniquement pas au niveau de ce qui peut se faire actuellement dans le genre, pour ne pas citer le mètre étalon du genre qu’est Titan Quest (et qui fête pourtant son deuxième anniversaire). Certaines textures sont grossières, l’aliasing et le scintillement de la végétation, notamment très visibles sur l’herbe, piquent un peu la rétine, et de grosses baisses de framerate sont à déplorer. On ne peut qu’espérer qu’une bonne partie de ces tares techniques sera corrigée d’ici à la sortie du titre.

Artistiquement, en revanche, force est de constater que Sacred 2 est très réussi. Les décors, paysages et architectures promettent d’être variés et certaines des villes que j’ai pu traverser sont tout bonnement magnifiques. Les paysages se transforment peu à peu au fur et à mesure que l’on traverse la carte d’Ancaria, et l’on passe des prairies verdoyantes aux jungles touffues le plus naturellement du monde tant la transition entre les différents climats se fait en douceur.

Une souris et des mobs

On traverse donc un vaste monde d’environ 70 km² en défonçant son clic gauche pour se foutre sur la gueule avec 90 % des formes de vie que l’on y croise, comme dans tout hack’n slash qui se respecte. On tâtera cependant régulièrement du clic droit pour déclencher les Arts du combat associés au protagoniste : magies, attaques puissantes et autres invocations. Chaque niveau passé donne droit à un point de caractéristiques à attribuer à la Force, Agilité, Vitalité, Intelligence et compagnie, ainsi qu’à plusieurs points servant à améliorer vos compétences passives telles que le combat à l’épée, à distance ou la maitrise de la T-énergie.

L’Art de la guerre

Les quinze différents Arts du combat peuvent également être améliorés en passant des niveaux, mais leur acquisition n’est possible qu’au moyen de runes à looter sur les cadavres encore fumants de vos ennemis. La recherche de ces runes risque d’être longue et fastidieuse, puisqu’après 6 heures de jeu et du haut de mes 15 niveaux, je n’ai encore accès qu’aux deux Arts du combat attribués en début de jeu. Chaque Art possède son minuscule arbre de compétence à faire pousser au fur et à mesure des niveaux passés. On notera enfin la présence d’un système de combos hérité du premier opus, qui permet de rassembler plusieurs Arts du combat sous une seule icône afin de lancer des enchainements dévastateurs d’un simple clic droit. Quatre différents combos sont ainsi paramétrables. Le fait de pouvoir choisir l’ordre dans lequel chaque Art est déclenché pour chaque combo donne à ce système une dimension expérimentale bien sympathique.

Tout n’est pas aussi rose que cet intertitre

Quelques ombres à ce tableau apparemment idyllique ont néanmoins failli me faire lâcher l’affaire très vite. Pour commencer, et pour autant que je puisse en juger, le choix d’une campagne Ténèbres ou Lumière n’a que peu, voir pas du tout, d’impact sur le déroulement des quêtes annexes. J’ai choisi la campagne Ténèbres, ce qui ne m’a pas empêché de devoir libérer des esclaves, prévenir les convives d’un mariage que celui-ci était annulé ou récupérer des oeufs de tortue de mer volés par des brigands sans la moindre possibilité de m’en faire une omelette. Espérons que le choix de campagne aura plus de conséquences sur la suite de l’histoire.

Egalement à coller à la liste des bonnes idées mal exploitées, sachez que votre personnage pourra vite devenir très lourd dès que vous arrêterez de vous déplacer. Réfléchissez plus de 10 secondes à la manière de placer un point de compétence, et vous l’entendrez se plaindre en faisant des références vaseuses et gratuites à l’état de votre disque dur, à votre lenteur chronique ou même au cinéma de genre. Exemple et citation dans le texte: « Recommencez à jouer ou je vous spame de films téléchargés : j’adore Robocop, Terminator et Transformers ». C’est complètement naze, absolument pas drôle, déclamé dans un voice acting totalement bidon et, surtout, ça n’arrête jamais. C’est tout simplement la tentative d’humour et de mise en abyme la plus pourrie qu’il m’ait été donné de voir dans un jeu. Cela dit, bien qu’énervant, ça n’est qu’un défaut mineur qui ne doit pas vous décourager d’essayer Sacred 2 si vous en avez l’occasion, d’autant qu’il est tout à fait possible que cette dimension pseudocomique ait disparu du titre au moment de sa sortie (même si j’en doute fortement).

Do want quand même !

Voilà pour Sacred 2, un deuxième opus qui ne devrait pas déconcerter les fans du premier et qui risque même de réussir à convertir pas mal de nouveaux venus. Même s’il ne reste que peu de temps à Ascaron pour gommer les imperfections du titre, prévu pour le 26 septembre, on pourra compter sur un gameplay solide, une durée de vie probablement immense, une esthétique finalement très agréable et surtout, le plus important : du loot, du loot et encore du loot !

Le Glode

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3 commentaires

  1. DuLKOM DuLKOM dit :

    Mouai, vu comme le premier opus a été une déception pour moi, j’ai quand même encore des doutes :/<br />
    <br />
    On peut réassigner les raccourcis cette fois ?

  2. utr_dragon utr_dragon dit :

    Malgré la présence de nombreux bugs (les personnages assis à côté de leur cheval etc.) j’avais assez apprécié le premier opus que j’avais acheté avec son extension. Le fait d’avoir acheté le jeu à petit prix y est sans doute pour beaucoup, mais j’avais bien aimé l’ambiance de ce Hack’n Slach.

  3. I pwn n00bz liek totally I pwn n00bz liek totally dit :

    bilibilibilibilibili?

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