Preview : Fallout 3
On peut dire que je me suis rendu à la séance de jeu Fallout 3 plutôt pessimiste sur la réalisation de Bethesda Softwork. Certaines craintes se sont confirmées, d’autres non. Le point sur une heure de jeu qui offre plus de questions que de réponses.
Une heure, c’est que l’on nous offrait sur le stand de Fallout 3 pour se faire une opinion. Alors quand j’ai trouvé Wodden qui squattait ma place sur le PC depuis dix minutes en me disant d’aller jouer sur Xbox, il a fallu quelques échanges de points de vue virulents pour qu’il me laisse enfin le siège qui me revenait de droit. J’en entrepris ensuite d’aborder la démo sous différents angles. Celle-ci débutait à la sortie du Vault 101 et déjà, wodden avait perdu le perso dans la nature. En plus je ne connaissais pas les commandes, pas de VATS pour le moment : mon expérience a donc débuté dans un genre très FPS/exploration/noob.
Docteur Geiger, je présume ?
Entre deux rencontres inopinées avec des raiders sur lesquels je décharge mes armes, je profite de l’ambiance trekking post-apo bien rendue, surtout si on aime le style urbain. Le tir à la première personne est finalement bien important et moi qui pensais y jouer sur PS3, je vais probablement me tourner vers le clavier/souris du PC. Cependant, impossible de retrouver ce qu’il reste de civilisation et les ennemis sont rapidement mortels quand on ne sait pas jouer. Bim, je crève. L’avantage de la mort étant que l’on recommence du début de la démo : je peux donc emprunter la voie de la sagesse qui me dicte de me rendre à Megaton, la première ville de Fallout, pour y aborder enfin l’aspect roleplay/dialogues du jeu.
Salut les ploucs !
Les premières interactions avec les personnages sont pas mal. Megaton est un petit refuge proposant toute sorte de commerce et de missions à accomplir. Ici on me demande de faire le postier histoire de me diriger vers la prochaine grosse ville. Là, je parle de mon père que je recherche (vaguement dans cette démo). Je rencontre un barman ghoul que l’on peut insulter ou traiter humainement au choix, une pute sympa, une secte étrange, et un vieux patriote ricains un peu sénile… Ce dernier m’offrira un dialogue vraiment dans le ton de Fallout qui me redonne enfin un peu d’espoir. Mais attention, le reste des discussions était assez banal. Surtout : difficile de trouver l’humour ravageur du second épisode durant ce court temps de jeu. A vrai dire, l’approche Bethesda est toute différente, comme vous le verrez dans l’interview de Peter Hines qui suivra cette preview. Je fini cette séance en tirant dans un PNJ, vu que je ne savais pas trop comment rentrer mon arme et qu’au bout d’un moment, il fallait bien que le coup parte sans faire exprès. Toute la ville me tombe dessus et je crève rapidement.
Grand guignol Games présente…
Pour finir, je tente à nouveau l’exploration, mais un peu plus méthodiquement. Je tombe sur une école occupée par des raiders, le sous-sol (instancié, mais les chargements sont super rapides) cache des secrets assez morbides et l’on y découvre des documents intéressants en plus de nombreux raiders à buter. J’ai enfin trouvé le VATS et je dois dire que c’est pas mal du tout à l’usage. Pas mal, mais incroyablement facile, et va-z-y que je te découpe des têtes à l’automatique, et que je te tranche des jambes d’une simple balle. Mouais. Un peu moins de gore, c’est possible ? En plus le tir visé devient général pour toutes les armes, je trouve ça idiot, mais bon. Peut être que le jeu sera plus dur à la release… Dernière chose qui m’énerve vraiment dans cet univers bizarre : toutes les carcasses de voitures atomiques qui prennent feu et explose quand on tire trois balles dessus. Etait-ce vraiment nécessaire, cette débilité ? Je ne crois pas. En revanche le design des raiders, très « Hokuto no Ken » est super réussi. On pille énormément de matos, mais du fait de la réparation par pièces détachées, on n’est jamais trop encombré. Du moins au début.
Retour sur le grill
Au final, l’expérience n’était pas désagréable malgré quelques soupirs agacés. Je repars donc de Leipzig avec un tout petit peu plus de confiance pour le futur Fallout. Mais inutile de s’emballer plus que ça. De toute évidence, il faudra jouer et finir Fallout 3 pour enfin savoir de quoi il en retourne. Alors patience…
Fumble
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